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En mai 2011 à eu lieu à Saint-Remy-La-Calonne,
Le printemps du Grand Meaulnes
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Alain-Fournier « Romancier français
(La Chapelle-d'Angillon 1886 - mort au combat dans
le bois de Saint-Rémy 1914). Son unique roman, le Grand
Meaulnes (1913), décrit le parcours d'initiation au merveilleux
et au rêve du jeune Augustin Meaulnes, parti à la
recherche de l'infini à travers l'amour. » |
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Alain-Fournier
Nous ne pouvions pas parler de Saint-Remy-la-Calonne sans évoquer la mémoire d'Alain-Fournier. Durant les années 80-90, des chercheurs tenaces tentèrent vainement de retrouver le corps de l'auteur du Grand Meaulnes mort dans les bois au-dessus de Saint-Remy-la-Calonne le 22 septembre 1914 à l'âge de 28 ans. En 1991, après avoir
bien délimité la zone de fouilles, Michel Algrain
et son équipe de chercheurs ont mis au jour une fosse
commune qui comportait vingt et un squelettes. En novembre de
cette année-là, l'équipe d'historiens affirmait
avoir retrouvé le corps d'Alain-Fournier. Voir la photographie d'un extrait de l'Est Républicain visible sur un panneau près de la nécropole des 21 soldats. |
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A la mémoire des 21 Soldats du 288e R.I. tués au combat dans cette clairière le 22 septembre 1914 - Le souvenir Français, 26 septembre 1993 |
Un monument a été érigé sur le site à la mémoire de ces jeunes soldats morts et si rapidement inhumés. La fosse où furent enterrés les compagnons d'Alain-Fournier est devenue une nécropole qui nous plonge des années en arrière ; au début des hostilités de la guerre 14-18. > Autre vue de la nécropole ![]()
Construit en pleine forêt, ce mémorial est facilement accessible à tous les visiteurs. > Plan pour se rendre à la nécropole. La dernière demeure d'Alain-Fournier et de ses camarades se trouve dans le village, près de l'église. |
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| Capitaine
Savinien BOUBEE DE GRAMONT Lieutenant Henri-Alain FOURNIER Sous-Lieutenant Pierre IMBERT Sergent Pierre TESTEGUTTE Caporal Henri BROQUA Caporal Joseph MALET 2ème Classe Léon CAHUZAC 2ème Classe Jean DUBOURDIEU 2ème Classe Dominique DUGROS 2ème Classe Henri DULITGES 2ème Classe Antoine FOURMIGUE 2ème Classe Casimir LAMARQUE 2ème Classe Eugène MASCARA 2ème Classe Jules MAURET 2ème Classe Jean NABONNE 2ème Classe Joseph PERES 2ème Classe François SAINT-AYES 2ème Classe Sylvain ROLLAND 2ème Classe Justin SENSAMAT Deux soldats non identifiés. |
Vue 360° (nécessite le plug-in QuickTime) Déplacez la souris en cliquant sur l'image... en attendant une vue de meilleure qualité ! |
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![]() © Didier Garzandat
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« Le 288e doit se porter sur la tranchée de Calonne où s'est déjà engagé le 259° RI. Le soir du 21 septembre, il s'établit à Vaux-les-Palameix. Le matin du 22, la 22°Cie (lieutenant Marien) et la 23° Cie (lieutenant Fournier) partent en reconnaissance en direction de Dommartin. Le capitaine Boubée de Gramont, commandant le 6e Bataillon, rejoint la patrouille de reconnaissance qui franchit la tranchée de Calonne et rentre, sans le savoir, dans les lignes ennemies. Il s'ensuit, notamment, des combats et la mort de 21 hommes dont les corps, enterrés à la hâte par les allemands, seront retrouvés et identifiés, puis ré-inhumés en 1992 dans la nécropole de St Remy-la-Calonne.» Texte trouvé sur le site du CRDP de Toulouse LE PREMIER
COMMUNIQUÉ « L'été dernier, un groupe de quatre personnes, très attachées à la mémoire d'Alain-Fournier, a localisé l'emplacement du combat au cours duquel il avait disparu avec ses hommes du 288e R.I.; par le biais d'une prospection fine autorisée par le Service Régional de l'Archéologie, M. Jean Louis a repéré une fosse dans laquelle semblaient être enterrés des soldats de la Première Guerre mondiale (...) » « L'Enigme Alain-Fournier » ![]() et Jean-Louis Nouvelles Editions Latines (NEL), 112 pages, Paris 2000. Frédéric Adam est archéologue en Lorraine et a eu en 1991 la responsabilité de la fouille de la sépulture contenant les corps des 21 soldats.
et ses compagnons d'arme par Frederic Adam" Site internet
: Le Blog de Nils Fabiansson auteur Begleitbuch zu Ernst Jünger 'In Stahlgewittern' A lire en français de Nils Fabiansson un article sur les carnets d'Ernst Jünger A lire aussi : Trouvé dans une ancienne publication régionale :
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Lisez-le avant de visiter la nécropole à la mémoire du 288e RI. [...] Le 2 mai 1991 Jean Louis décèle la fosse collective après quatorze ans de recherches initiées par Michel Algrain... « Enfin, le dénouement survient le 2 mai 1991 à 13 heures 10 très précises. Vers 11 heures je prends mon véhicule et me dirige vers Saint-Rémy-la-Calonne après avoir traversé le joli village de Vaux-les-Palameix. Au carrefour de la Grande Tranchée de Calonne, face au monument érigé à la mémoire de l'écrivain que nous recherchons, je prends à droite, en empruntant la Calonne direction Hattonchâtel. A la hauteur du chemin dit des "Hautes Ornières" je m'engage à gauche dans le chemin qui mène à Dommartin-la-Montagne. Arrivé aux sapins Godfrin je prends mon détecteur de métaux et, après environ une demi heure de prospection, je découvre dans le fossé de limite, non loin du point J, un étui (3) de fusil Lebel, puis un deuxième, puis un troisième, en tout une vingtaine d'étuis français. Je me mets alors à la place du sergent Baqué en revivant son récit :
Avec mon détecteur, je fais le même parcours et trouve toujours des étuis français épars, souvent près d'une ancienne souche d'arbre. De chaque étui retrouvé je balise l'endroit, pour retrouver la trajectoire, ou plus exactement l'angle de progression pris par les Français lors de leur contre-attaque en direction de la Tranchée de Calonne. D'après les tirs effectués la direction s'incline vers la gauche. Tout à coup, je découvre des munitions françaises non tirées, ce qui signifie la présence de tués, dans ce secteur. Je repense tout de suite au récit de Baqué :
Avec mon détecteur je continue à progresser sur la gauche et à une quarantaine de mètres du fossé de limite, je découvre tout à coup, huit cartouches françaises non percutées, donc tout un paquet. Quelques mètres plus loin j'en découvre un deuxième, puis d'autres. Je me dis que les corps doivent être très proches car pour enterrer un soldat il faut le transporter de la manière suivante: se mettre entre ses jambes et le tirer par les chevilles jusqu'à sa sépulture. Pendant le combat les cartouchières sont ouvertes, au cours du déplacement des corps les paquets de cartouches tombent sur le sol et se dispersent. Ces paquets de munitions restés dans le sol après les combats m'indiquent la direction d'enfouissement des corps par les Allemands. Je continue à trouver des paquets de cartouches quand tout à coup, j'aperçois sur ma droite une légère excavation de forme rectangulaire dans le sol. Je me dis aussitôt "Ils" sont là !... Je continue donc à prospecter autour du "trou" et mets au jour trois étuis de revolver du modèle français 1873 positionnés à quatre ou cinq mètres de cette excavation rectangulaire. Je décide, enfin, d'aller prospecter dans celle-ci. Dès que je me positionne dans ce "trou", mon détecteur sonne sans arrêt. Je fais donc un sondage au centre de celui-ci et sors du sol une attache de bretelle de suspension de cartouchière française accompagnée d'une vertèbre humaine ainsi que des fragments de tissu de pantalon rouge garance. Je vois aussi nettement la présence d'autres ossements humains, dans mon sondage. J'ai donc confirmation de la présence de corps et de tissu rouge garance, ce qui me permet d'affirmer que les corps enfouis, à cet endroit, datent du début de la guerre. En effet, à partir de l'année 1915, la couleur de l'uniforme français change. Je fais un second sondage sur la gauche, prenant de multiples précautions pour ne pas toucher ou déplacer objets ou ossements et découvre sur le bas d'un bras droit la présence de galons de lieutenant. A ce moment je suis sûr que je viens de trouver le corps de l'écrivain que nous recherchons. Je remets le terrain en état, et repars avec mon véhicule pour en informer M. Algrain. Il me demande si j'ai trouvé une plaque d'identité pour confirmer s'il s'agit bien des corps que nous recherchons. Je repars donc immédiatement sur les lieux, fais un autre sondage sur la droite de la "fosse", creuse méticuleusement et mets au jour deux bassins humains superposés, mais tête bêche. Je rebouche alors la fouille et mesure à l'oeil la longueur de cette excavation, quatre mètres cinquante de longueur environ. Par un petit calcul mental, à raison de cinquante centimètres pour un corps, quatre mètres cinquante divisés par cinquante, égale neuf, et comme les corps sont superposés, cela fait dix huit. Ce chiffre correspond, à quelques soldats près, au chiffre des disparus que nous recherchons, soit vingt et un. Je ne peux pas fouiller plus loin ayant simplement l'autorisation, en cas de découverte, de ne procéder qu'à des sondages ponctuels. » En effet la réglementation archéologique sur les sépultures militaires - loi du 29 décembre 1915 - stipule que seuls les services du ministère des Anciens Combattants peuvent procéder aux exhumations de soldats qui doivent avoir lieu en présence d'un officier d'état civil chargé de la rédaction d'un procès-verbal. Grâce à la collaboration entre le ministère de la Culture et le secrétariat d'État aux Anciens Combattants une dotation exceptionnelle de sauvetage urgent (35 000 francs) est accordée (4) et les travaux débutent le 4 novembre 1991 avec la participation de la D.R.A.C. (5), sous la surveillance permanente de M. Siret, chef de secteur des sépultures militaires, de M. Hervet et des quatre inventeurs de la tombe. L'équipe monte une serre pour protéger le site des intempéries et installe un échafaudage de planches pour éviter le contact avec la surface de la tombe, dégage la terre à la truelle. Des « fuites » sur l'exhumation d'Alain-Fournier le 14 novembre (6) obligent à protéger le site mais permettent d'obtenir chauffage (groupe électrogène fourni par les pompiers de Fresnes-en-Woëvre) et camion nacelle (prêté par l'E.D.F.) pour les photos. La fosse a une forme quadrangulaire de 5.20 m sur 2.60 m, orientée N.W./S.E., de 30 à 40 cm de profondeur, au fond constitué par la dalle de calcaire corallien (7). Elle contient les corps de 21 soldats français inhumés sur le dos (décubitus dorsal), disposés en deux rangées tête bêche de dix corps chacune. Les membres inférieurs reposent systématiquement sur ou sous le thorax de celui qui fait face. Le vingt et unième soldat recouvre en travers cinq de ses camarades. La « datation » des fantassins correspond à l'été 1914 grâce aux objets retrouvés dans la fosse, boutons en laiton décorés d'une grenade enflammée, cartouches modèle 1886 D, bidon d'un litre modèle 1877 appartenant à un régiment de réserve (le 288e) mal équipé - brodequins de 1881 et 1893, ceinturons de type ancien. Cette fosse correspond aux pratiques funéraires aux armées pour ensevelir les morts en 1914. Par mesure d'hygiène, pour éviter les épidémies, on creuse une fosse collective et dispose les corps en rangées opposées, parfois sur plusieurs couches. Les identités ne sont pas relevées, les plaques d'identité, les baïonnettes disparaissent parfois (trophées), sacs à dos et livrets militaires forment un bûcher. Il faut nettoyer et assainir le terrain sans perdre de temps après que l'officier de renseignements a récolté des indications sur l'adversaire. La fouille s'achève le 1er décembre 1991 et les corps sont dirigés pour autopsie au Service Régional de l'Archéologie à Metz. En juin 1992 deux Communiqués publient les « Principaux résultats de l'étude de la sépulture collective des bois de Saint-Rémy-la-Calonne ». >> Chronologie
de la découverte, photographie d'un panneau près de la
nécropole (260Ko). (4) Pour un coût total
de 93000 F.
Il est à l'origine du projet d'illumination de l'église.
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