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Préparer
et servir mes truffes.
Voilà une question
cruciale !
Préférez
des plats sans cuisson ou qui chauffent le moins possible la
truffe, c'est essentiel. Plus vous chauffez, plus vous devrez
augmenter les proportions de truffes.
La truffe, ne l'oublions pas,
est un champignon. Elle aime la simplicité, la tiédeur.
Une truffe aime la température corporelle.
Si j'avais un seul conseil à donner...
Pour éviter de dégrader
les arômes de la truffe, cuisinez vos truffes au dernier moment de la
cuisson couvrez et laissez
la infuser dans votre sauce. Les produits riches
en matières grasses capturent
très bien les arômes de truffes.
Je conseillais auparavant de
raper vos truffes devant vos invités au moment de servir,
avec un rasoir à truffes (mandoline), directement
sur l'assiette garnie. C'est joli, mais la tranche fine perd
de son parfum, il vaut mieux incorporer les truffes dans une
préparation qui fixe les arômes.
Pour les mésentériques,
ces conseils sont inutiles, il est recommandé de la cuire
pour qu'elle parfume vos préparations.

Le granité de truffe
que vous dégustez dans nos préparations à
la truffière, c'est tout simplement de la truffe hâchée
entière très finement au couteau ou dans un petit
hachoir électrique pendant 5 secondes.
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La pomme de terre
et la truffe de bourgogne.
Gnocchis
truffés.
Epluchez 6 grosses pomme de
terre binje.
Les cuire au four sur une couche de gros sel (environ 1kg) pendant
1H à 150°C. Les écraser au moulin à
légumes.
Mélangez à la
purée un oeuf entier et 1 jaune avec 50g de fromage blanc
à 40% de MG, trois ou quatre truffes rapées, du
poivre du moulin, tamisez et ajoutez 100g de farine.
Formez des quenelles avec une
cuillère à soupe. Les rôtir un peu dans du
beurre. Les pocher dans de l'eau salée pendant 10mn.
Egouttez sur un linge.
Salade de
pomme de terre.
Préparez votre salade
de pomme de terre comme d'habitude. Arrosez les pommes de terre
encore chaudes d'un peu de vin blanc et avec votre vinaigrette,
rapez vos truffes. Maintenir votre salade au chaud. Servir tiède.
Bouchées
à la reine aux truffes
INGREDIENTS (pour 6 personnes):
6 bouchées
2 ris de veau
6 quenelles de veau
350g d'épaule de veau
200g de champignons de Paris
1 carotte, 1 oignon, 1 gousse d'ail
100g + 150 g de bourre
100g deJarine
1/2 l de lait
1 grosse truffe
3 cuillères à soupe de madère
3 cuillères à soupe de crème
Thym, laurier, 1/2 citron, sel, poivre.
Réalisation
Blanchir les ris de veau puis
les cuire avec l'épaule comme une blanquette
avec carotte, oignon, ail, bouquet garni, sel, poivre.
Pocher les quenelles.
En fin de cuisson découper :
ris, épaule, quenelle en petits dés. Les garder
au chaud.
Nettoyer, émincer et
cuire les champignons dans un peu d'eau additionnée du
jus de citron. Saler.
Préparer une bechamel
avec 150g de beurre, la farine, le lait, (de même façon
que la recette: soufflé aux truffes).
Faire fondre 100 g de beurre
dans une sauteuse, y ajouter les dés de ris,
épaule, quenelles et truffes en granité. Laisser
cuire quelques minutes.
Pendant ce temps ajouter dans
la bechamel, le madère et la crème puis verser
dans la sauteuse et y ajouter les champignons.
Mélanger délicatement.
Garnir les croûtes après avoir découpé
le chapeau.
Passer au four 10 à
15 minutes.
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Les truffes sont-elles indigestes
?
Extrait de « La Truffe » de A. Chatin
[ « La
truffe me disait un jour M. Hervé Mangon, professeur à
l'Ecole des ponts et chaussées, nourrit bien et diminue
la consommation de la viande dans les pays où elle est
commune. Quand j'étais à Carpentras, j'en faisais
entrer très-utilement de 60 à 90 grammes dans mon
régime tant que durait la saison de la récolte,
généralement abondante dans les environs. »
« Contrairement
à l'idée qu'on s'en forme dans le public, la Truffe
est un aliment azoté, animalisé, très-nourrisant.
Elle peut faire partie avec avantage de l'alimentation usuelle
(Martin-Ravel). » (1)
La composition
chimique des Truffes(...), composition dans laquelle entre pour
une proportion notable, l'azote, principe essentiellement animalisé
et aliment plastique, des matières grasses et de la mannite*, aliments respiratoires comme la fécule
(autrefois signalée dans la Truffe par Bouillon-Lagrange)
et le sucre, des acides végétaux (citrique et malique)
et un principe odorant ayant au moins des qualités condimentaires,
plus des sels minéraux très-utiles à l'économie,
rend parfaitement compte des propriétés essentiellement
réparatrices qu'on s'accorde chaque jour davantage à
leur reconnaître.
Mais les propriétés
alimentaires de la Truffe seraient-elles, comme on se plaît
à le répéter, beaucoup moins sur des observations
propres que pour dire comme les autres, contre-balancées
par des qualités echauffantes de nature à limiter
la consommation du délicieux champignon ? La truffe serait-elle
d'une digestion difficile ?
Sans doute
que si, après de bons et gros dîners, comme ceux
qui sur les tables de luxe, précèdent l'apparition
de la Truffe, on ajoute à la charge de l'estomac de 100
à 200 grammes de Truffes, on ne rendra pas sa digestion
plus facile, ce qui arrivera, au contraire, par l'usage d'une
petite quantité de celles-ci, dont l'arôme est un
doux excitant. Mais il en sera tout autrement si la Truffe entre
dans le régime au lieu et place d'autres aliments. Je
pourrais citer ma propre expérience, rendue très-complète
dans le cours d'un voyage de près d'un mois dans les pays
truffiers, voyage à la suite duquel je n'ai pu reconnaître
comme fondé aucun des reproches faits à la Truffe
; mais mon témoignage s'efface devant celui de Louis XVIII,
ce roi de si grande compétence gastronomique, et pour
qui la saison des Truffes durait toujours.
Que pensez-vous des truffes ? demandait-il
un jour à son médecin Portal ; je gage que vous
les défendez à vos malades. Mais, Sire,
je les crois un peu indigestes. « Les
Truffes, docteur, ne sont pas ce qu'un vain peuple pense, »
réplique le roi, tout en dépêchant un gros
plat de Truffes sautées au vin de Champagne.
Qui ne sait,
d'ailleurs, que le docteur Malonet en dévorait 1 ou 2
livres (500 à 1000 grammes), assurant qu'elles aidaient
sa digestion, et que Galien ne s'opposait pas à ce qu'on
les mangeât crues. Je ne me suis jamais mal trouvé
d'être de l'avis de Louis XVIII, même de celui
de Galien. ]
A. Chatin,
« La Truffe », Paris, 1869. p. 171-173.
> consulter
les trois pages originales numérisées
> texte
de J.A. Savarin dans la physiologie du goût.
> Quelle
est la valeur nutritive d'une truffe ?
* La mannite (pas
l'amanite) terme aujourd'hui plutôt remplacé par
mannitol. C'est un polyalcool dont l'antipode dextrogyre,
le D-mannitol est contenu dans la manne du frêne. L'oxydation
du mannitol conduit au mannose et au fructose. Le mannitol est
utilisé dans l'industrie électrique et l'industrie
des matières plastiques. Le mannitol est aussi utilisé
pour son action laxative. (D'après le Larousse encyclopédique).
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