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Avez-vous la recette
des truffes sous la cendre ? |
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« Cette
recette est la meilleure si on a une cheminée chauffée
au bois. On pèle les truffes, on les sale, et on les entoure
d'une bande de lard frais qu'on sale aussi. Puis, chaque truffe
est enveloppée dans un papier huilé*, puis dans
un second et dans un troisième. On forme un peu en avant
du feu un gros tas de cendres et on y range les paquets de truffes,
qu'on recouvre d'autres cendres et quelques braises par-dessus.
Et on laisse cuire une demi-heure environ. Puis, on enlève
les papiers et on met dans un plat les truffes avec leur lard.
Il se dégage un parfum exquis qui embaume la salle à
manger et fait commettre le péché de gourmandise...
En dégustant, il est difficile de discerner ce qui est
le meilleur, du lard qui a absorbé une grande partie de
la truffe, ou bien de la truffe qui s'est imprégnée
du gras du lard... »
(Recette
trouvée sur http://perso.wanadoo.fr/capde/recettes/truffe2.html)
*Aujourd'hui,
on peut placer la truffe entière (non pelée) entourée
d'une très fine tranche de lard ou pancetta, un peu de
poivre, dans du papier d'aluminium bien épais. Après,
c'est à vous d'apprécier tel quel ou avec un peu
de beurre fondu !
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Je n'ai pas taillé mes
noisetiers truffiers pendant des années et ils se présentent
sous forme de touffes. Est-ce que j'aurais des truffes ? |
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Une truffière
mycorhizée avec T. uncinatum demande de l'entretien,
surtout au départ, c'est vrai, mais, aujourd'hui, on taille
moins (plus du tout) les noisetiers, il est probable que vous
trouviez des truffes quand-même. Si la truffière
est abandonnée depuis quelques années. Il faut
parfois commencer par débroussailler autour des arbres
producteurs plusieurs fois un an avant la récolte pour
laisser la lumière passer et, parfois, le miracle se produit
!
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J'ai planté des plants
mycorhizés avec T. melanosporum dans l'Est de la
France, quelles sont mes chances de succès ? |
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Cette espèce ne
supporte pas les fortes gelées de janvier-février
et, surtout, elle demande un sol fortement calcaire, un peu de
pente pour que l'eau ne stagne pas (il est parfois nécessaire
d'apporter de la chaux dans le sol pour corriger le pH). Pour
notre part, il semblerait que ce type de plantation ne tienne
pas toujours ses promesses. ou lorsque elle produit les truffes
sont gelées... Mais, il faut toujours espoir garder...
n'est-ce pas ? Car il arrive de trouver des "mélanos"
dans nos régions. D'ailleurs un des pionners de la trufficulture
en Meuse, Gilbert Lorsin, obtenait (obtient ?) de la melanosporum
sous ses arbres.
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Quelle est la
période propice à la récolte de Tuber
uncinatum ? |
| |
La période de
maturation s'échelonne entre octobre et fin décembre.
Elles se raréfient et sont, malheureusement, bien souvent
dévorées par les vers à l'époque
de Noël (il est possible d'en trouver jusqu'en février-mars
en cas de bonnes conditions climatiques ou d'une hypothétique
seconde "poussée" tardive). Alors, un conseil,
il vaut mieux en profiter et les déguster fraîches
dès octobre-novembre...
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Peut-on voir une
mycorhize à l'oeil nu ? |
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Oui, il faut de bons
yeux ou une paire de lunettes bien adaptée ! S'il
est possible d'observer des mycorhizes
à l'oeil nu, la loupe binoculaire reste l'outil incontournable
pour mieux identifier les espèces.
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La végétation sous
mes noisetiers est très rare mais je ne sais pas
si il faut l'attribuer à un "brulé" ou
au manque de lumière. |
| |
Les deux alternatives
sont possibles.
Le "brûlé"
forme un cercle ou une zone assez bien marquée où
la végétation y est vraiment plus rare. Dans
les truffières naturelles, on trouve des truffes sous
les feuilles ou la mousse et il n'y a pas toujours un "brûlé"
bien visible. Parfois vous avez des brûlés et pas
de truffes en dessous !
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Est-ce que manger
des truffes peut provoquer une indigestion ? (Entendu lors
d'une dégustation) |
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En général,
les truffes enrichissent les repas de fête, posez-vous
la même question pour les mets qui accompagnent les truffes
! Les truffes parfument bien les matières grasses, et
vous ? Supportez-vous les préparations un peu grasses
?...
Je ne sais pas si manger beaucoup de truffes peut provoquer des
ennuis digestifs, il faudrait l'avis d'un pharmacien. Comme pour
toute substance, je pense que c'est une question de dose.
Je vous renvoie à
ce qu'écrivait Chatin en
1869 à propos des « propriétés
alimentaires » de la truffe et lisez aussi « Les
truffes sont-elles indigestes ? », extrait de « La
physiologie du goût » de J.A. Savarin. Croyez
en leurs expériences... A l'époque, les gens qui
avaient les moyens ne rechignaient pas à manger - à
engouffrer -, devrais-je dire, des centaines de grammes
de truffes. Chose somme toute assez rare de nos jours, même
chez les rabassiers qui, eux, préférent, bien évidemment,
écouler leurs récoltes sur des circuits plus rémunérateurs
que leur propre æsophage (avec ou sans huile d'olive) !
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Une recette d'une
cliente internaute, envoyée par courrier (merci !) |
| |
« J'ai fait
une simple purée de pommes de terre écrasée
à la main mélangée aux truffes (Tuber
uncinatum) que j'avais mixées et mélangées
au préalable a de l'huile d'olive (mélange à
faire six heures à l'avance) : c'était divin !
Surtout que j'avais aussi préparé des escalopes
de foie gras frais au porto et aux pommes fruits cuites dans
la graisse de canard ! »
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Pourquoi la truffe
de Bourgogne est-elle moins chère que la mélanosporum
? Serait-elle moins bonne ? |
| |
On se demande pourquoi
elle est moins chère... Sûrement pas parce qu'elle
est moins bonne ! Cette question méritait d'être
posée, elle est essentielle.
Certains récoltants
commercialisent la truffe de Bourgogne à un prix inférieur
à 152 ¤ (moins de 1000F) le kilogramme ! Même
si la demande globale en T. uncinatum est plus faible,
parce que le marché est plus confidentiel - nous expliquerons
pourquoi ci-dessous - ; avecTuber uncinatum, il n'est
pas possible non plus de satisfaire toutes les demandes dès
lors que les clients savent que vous vendez un produit de qualité.
Elle tient sans complexe
la comparaison avec la T. melanosporum, même si
celle-ci mérite son surnom de "diamant noir de la
cuisine" et qu'elle est sûrement la plus grande de
nos truffes française (c'est une question de culture car
pour les italiens c'est le "diamant blanc" ou"jaune"
du Piémont...
Ce n'est pas une raison
pour ignorerT. uncinatum. Cette truffe est parfumée
et sa saison se terminant une paire de semaine avant Noël,
son prix devrait flamber, et bien non ! Cela s'explique soit
par le fait que le marché de cette truffe est moins bien
organisé que celui de sa cousine ou qu'elle est moins
estimée par les consommateurs car peu connue (voir le
sondage sur ce site). Surtout, c'est important : elle n'a pas
droit à l'appellation « truffée ».
Il faut le savoir. Elle est de ce fait dépréciée
parce que moins recherchée par les charcutiers et restaurateurs
qui veulent valoriser leurs produits. Vendre une terrine aux
truffes de Bourgogne (ou brumale ou mésentérique
ou le comble à la truffe blanche d'Alba :T. magnatum )
sous l'appellation : « terrine
aux champignons hypogés » ne fait pas beaucoup rêver le client
!
C'est une forme de protectionnisme,
oui... mais compréhensible. On évite ainsi de retrouver
sous l'étiquette "truffé" un mélange
de truffes indéterminées, moins chères et
réputées moins parfumées (quoique, cela
reste discutable !) : truffes de chine (T.indicum...),
T. brumale,T. aestivum , cette espèce
étant presqu'impossible à distinguer de T. uncinatum.
Et,je ne suis pas le seul, il m'est arrivé de goûter
des produits « truffés » qui manifestement
contenaient des truffes qui avaient autant de goût que
du champignon noir.
Alors, comment valoriser
les truffes les plus répandues d'Europe, prisonnières
de cet enjeu ? C'est bien le débat sous-entendu dans votre
question.
1. Valoriser le produit
d'abord, en sélectionnantdes truffes de qualité,
bien identifier les espèces (cela ne résoud pas
le problème des espèces homogènes : T.
aestivum et T. uncinatum) : vendre des truffes frâichement
récoltées, propres, canifées, mûres
et parfumées. La maturité est un excellent critère
quelque soit l'espèce auquel doit s'ajouter, c'est primordial,
la fraîcheur (date de récolte). Après, c'est
une affaire de goût et de quantité dans les préparations.
Chaque à un pourvoir "odorant" différent,
il est donc vain de comparer les truffes entre espèces,
mieux vaut choisir ses truffes une à une : on le fait
bien pour les melons, alors pourquoi pas pour les truffes ?
Quand elles sont dans un lot elles s'échangent leur parfum,
c'est pourquoi il est difficile de trouver la bonne, c'est surtout
lors du ramassage puis du brossage que l'on découvre des
truffes aux parfums différents : c'est à ce moment-là
qu'il faudrait lui apposer un label "qualité arômatique
supérieure garantie" mais qui serait garant du cahier
des charges ?!
2. Lutter contre les
préjugés et faire un effort d'explication pour
le grand public (c'est l'objectif de ce site). Il y a un problème
de perception du produit et, si j'ose dire, de snobisme
parfois. Lors d'une emission sur France 2 à l'approche
de Noël 2000, j'entendais un gastronome dire, tout en faisant
sentir à l'animatrice des spécimens surgelés
- critiques à l'appui -, que la truffe du Périgord
c'est le haut-de-gamme et que les autres truffes, la mésentérique
particulièrement, ne sont utilisées qu'à
des fins de décoration... Un décor qui ne laissera
indifférent personne surtout s'il s'agit de mésentériques,
les accrocs de mésentériques me comprendront !
Avec une information grand-public pareille, fondée sur
des préjugés, difficile de lutter pour le bon goût !
Mieux communiquer sur les
nuances aromatiques des truffes, la faire goûter, l'aider
à retrouver sa place dans la cour des grands, voilà
une vaste et passionnante tâche.
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J'habite la région Grenobloise. J'envisage
la plantation de quelques noisetiers mycorhizés. Lieux
d'implantation prévue : Plaine, altitude 200m, sol fertile,
bien alimenté en eau. Eau alcaline Ph 7 à 8 avec
une dureté d'eau = 9 à 10Gh soit moyennement dure.
Climat tempéré. Eté : chaud-humide, hiver :
froid. Pourriez vous m'indiquer : Si mon choix vous apparaît
compatible avec les quelques critères que j'ai pu vous
donner ? Où puis-je acquérir des arbres mycorhizés
?
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| |
Est-ce qu'il existe des
truffières naturelles en T. uncinatum ou T.
melosporum dans le secteur dans lequel vous allez planter ?
Si oui, vous pouvez penser sérieusement à planter.
En ce qui concerne T.
uncinatum :
Même s'il y a corrélation, plus que la dureté
de l'eau, pour installer une truffière, l'important c'est
le pH du sol, il doit être calcaire dès la surface
(C'est impératif) à un taux variable d'environ
1 à 52% ; vous voyez la fourchette est large. Le pH du
sol en surface doit être supérieur à 7 et
plus profondément entre 7,1 et 8. Très peu de sable
(à relativiser). Si des genévriers, épine
noire, origan... poussent sur votre terrain, ce sont de bons
indices (comme toute plante calcicole ou neutrophile, pelouse
calcaire sèche...). Enfin, Pour uncinatum, le taux
de calcaire peut être moins important que celui exigé
par T. melanosporum.
Le sol doit être
bien drainé, pas d'eau stagnante, une pente très
légère qui favorise les écoulement d'eau
serait parfait. T. uncinatum supporte mieux l'humidité
que la mélano. Si l'été est sec, il faudra
quand-même envisager un arrosage. Un bon compromis entre
le soleil et l'ombre. Il lui faut plus d'ombre que mélanosporum.
Rapport C/N (carbone/azote) : entre 9 et 12.
POUR CONCLURE : T.
uncinatum s'adapte à beaucoup de conditions, à
tel point qu'on la trouve, parfois, là on on ne devrait
pas la trouver ! Il
y a beaucoup de critères dont il faut tenir compte. Recherchez
une association de trufficulteurs dans votre région (vous
achèterez vos plants moins chers et vous bénéficierez
d'aides, de conseils sur le terrain). Tournez-vous vers l'ITCE . Achetez aussi un guide pratique
de trufficulture et l'ouvrage de Gérard
Chevalier et Henri Frochot : "La Truffe de Bourgogne".
Pour les arbres vous trouverez des adresses ici.
Sources : La Truffe de
Bourgogne.
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J'habite la Picardie. J'aimerais
savoir s'il existe des truffes dans ma région. J'aime
beaucoup les champignons et particulièrement les ramasser.
Comment faire pour rechercher des truffes ? |
| |
La Picardie est une très
grande région, il est fort probable que dans des zones
calcaires vous trouviez Tuber uncinatum qui est répandue
dans l'Est et le Nord de la France et de l'Europe. Mais avec,
l'agriculture actuelle, la destruction des haies etc. les truffières
naturelles disparaissent rapidement. Le cavage (ramassage des
truffes) n'est pas soumis aux mêmes droits que les champignons
car il faut "fouiller" dans le sous-sol forestier et
il est interdit de creuser dans les bois, surtout dans les bois
privés. Il faut attendre les périodes arrêtées
par la préfecture et se renseigner auprès d'associations
de trufficulteurs, de la société mycologique de
votre région. Donc, il faut des accords préalables...
La truffe est liée à l'argent et donc objet de
convoitises.
La récolte s'effectue
IMPERATIVEMENT avec un chien (ou cochon) dressé
spécialement pour rechercher les truffes (au lieu de pister
le gibier, il cherche les truffes ; en théorie !). On
lui apprend à se mettre en arrêt devant l'endroit
où la truffe est enterrée, puis on la dégage
délicatement en grattant le sol avec un piochon spécial,
afin de ne pas risquer d'abîmer la truffe. Le seul moyen
est de se mettre en rapport avec des gens qui récoltent
déjà de la truffe. Comme tout autre champignon,
les places à truffes sont difficiles à trouver,
il faut beaucoup marcher. La concurrence la plus rude, ce sont
les sangliers, ils raffolent de truffes et savent bien les trouver
! Il faut proscrire tous les moyens de récolte, type piochage
systèmatique et profond des places. La truffe est répandue
et le resterait si toutle monde respectait son cycle de vie fragile.
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Je n'ai pas de
truffes pour dresser
un chien,
j'ai entendu parler d'« essence de truffes ».
Est-ce vrai ? Où puis-je m'en procurer ? |
| |
J'ai posé la question
à Gérard Chevalier qui m'a répondu : « Il
existe bien de l'arôme (et non de l'"essence")
artificiel de truffe. Il est fabriqué et commercialisé
par la Société Peybère, de Cahors, sous
le nom de "Canitruffe". Ce n'est pas cher, contrairement
à ce que vous pensez, et ça marche ; mais,
une fois la boîte ouverte, malheureusement, le produit
ne se conserve pas. Vous pouvez commander le produit chez Peybère,
rue F. Suisse, 46000 CAHORS ou passer par Pierre
Sourzat LEPA, 46090 LE MONTAT. »
Pour le dressage, essayez
aussi avec des déchets de truffes, des truffes congélées.
Sachez également que peu importe l'espèce de truffe
pour le dressage, c'est plus tard, avec de l'expérience,
que certains chiens sont capables de chercher plutôt telle
ou telle espèce en fonction du "renforcement"
plus ou moins fort que l'on opère sur le chien (renforcement
= récompense que donne le maître, c'est du conditionnement
instrumental).
|

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Notre
famille est très amateur de truffes et tous les ans nous
faisons un repas tout truffe, de l'entrée au dessert.
Nous avions, une année, goûté de la truffe
de Lorraine et franchement nous avions été très
déçus par la différence de goût et
d'odeur, si bien que jamais nous n'avions recommencé cette
expérience. Peut-être étions nous mal tombés
? Ou alors pour des amateurs de truffes du lubéron la
différence est-elle vraiment sensible ? J'espère
que vous aurez un peu de temps pour répondre à
mes questions et je vous en remercie.
|
| |
Merci de votre courrier.
Pour être précis, il y a deux espèces de
truffes récoltées en Lorraine :T. uncinatum,
T. mesentericum, (et plus rarement T. melanosporum).
En ce qui concerne T. uncinatum son parfum est agréable
(tout dépend de la truffe, de sa maturité : pas
assez mûre elle n'est pas parfumée, trop mûre
elle est repoussante). Nous en avons fait goûter à
des personnes qui connaissaient bien également la délicatesse
des arômes de T. melanosporum et ils ont été
agréablement surpris. D'autres ne l'aimaient pas, vous
avez raison, on peut être déçu. Le problème
est de savoir comment elles étaient préparées
?
Objectivement, le goût
est très complexe, lié à un apprentissage
: qui résulte d'une association entre le goût, la
vue, les arômes et l'émotion (mémoire émotionnelle).
Il est probable que chacun de nous ne percevons pas toujours
tout-à-fait les mêmes choses. Nous sommes dépendant
d'habitudes alimentaires ancrées depuis la petite enfance
et pour la truffe, qui est un aliment peu courant dans nos assiettes,
nos rapports avec ce carpophore sont très affectifs et
forts.
Il est également
possible que vous ayez dégusté des T. mesentericum
(la mésentérique), quoique que, en y regardant
de plus près, je ne crois pas que ce soit cette truffe
car elle est rarement cuisinée dans la restauration. Mais
si c'est elle, je vous comprends, ce devait être le choc
! La première fois que l'on goûte la mésentérique,
cela créé parfois une sensation de dégoût
tellement ses arômes phénoliques rappellent l'éther
ou "les médicaments" pour certains. Elle trouve
ses aficionados qui n'aiment qu'elle ! La truffe
est un produit de caractère, non standardisé, qui
doit trouver chez l'humain la personnalité complémentaire
! Il faut apprendre à l'adopter. C'est également
comme l'écoute d'une musique élaborée, la
première écoute n'est pas toujours enthousiasmante...
On devrait toujours parler
de truffes au pluriel, vous en avez fait l'expérience.
Je me permets de vous citer une phrase reprise souvent par les
amateurs de truffes, que j'ai également reproduite sur
le site. Elle provient d'un pionnier de la trufficulture en Meuse
: Gilbert Lorsin, qui cultive également la mélanosporum
: « Toutes les truffes sont bonnes, et grâce
au ciel, elles sont différentes. Utiliser ces différentes
espèces de truffes dans l'art culinaire, c'est l'enrichir
de multiples combinaisons gastronomique nouvelles... Mais
attention, leur qualité doit être irréprochable
: mûres à point, bien récoltées, fraîches
ou bien conservées, bien préparées. ».
C'est bien là la question !
Peut-être était-ce
la première fois que le restaurateur cuisinait cette truffe
? Peut-être était-ce de la truffe mal congélée
ou ayant un peu trop longtemps séjournée au froid
? A-t-elle cuit trop longtemps ? Dans ce cas, elle ne sentait
pas grand-chose !
Honnêtement, je
ne peux pas dire que son goût est moins bon, équivalent
ou meilleur que la mélano ! D'une part, je connais mal
la mélano de votre région, d'autre part, c'est
une truffe parmi d'autres, et donc une affaire de goût
et de subjectivité. Les témoignages sont divers
et variés, il faudrait peut-être les quantifier,
mais pour quoi faire ?
Je vous invite à
recommencer l'expérience avec de la T. uncinatum
fraîche, dans du fromage, du beurre ou de la crème...
Merci, de vos questions,
c'est avec plaisir que j'y ai répondu.
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Quelle est la composition chimique et la
valeur nutritive d'une truffe ? |
| |
Informations tirées
d'un article de Roberto Coli, angela Maurizo Coli, Bruno Granetti,
Pietro Damiani : Composizione
chimica e valore nutritivo del tartufo nero (Tuber melanosporum Vitt.) e del tartuffo
bianca (Tuber
magnatum Pico) raccolti in Umbria. Comptes-rendus du 2° Congresso Internazionale
sul Tartufo, Spoleto (Italie), 24-27 novembre 1988, pp. 511-523
(édité par la Comunità Montana dei Monti
Martani e del Serano, en 1990).
Je remercie Gérard
Chevalier de m'avoir communiqué cet article. Les auteurs
confirmentexpérimentalement les commentaires de Chatin :
« (...) nous devons souligner la bonne teneur en acides
aminés essentiels, particulièrementla lysine et
les acides aminés soufrés, leur taux élevé
de disponibilité et, parmi les acides gras, la prédominance
d'un essentiel comme l'acide linoleique. »
 |
|
T. melanosporum
Je ne présente
que le Tuber melanosporum, la différence avec T. magnatum
n'est pas significative. |
| |
|
g/100g sur truffe fraîche
|
 |
g/100g sur produit sec
|
 |
| |
Eau |
82,80 |
|
- |
|
| |
Cendres |
1,70 |
|
10,22 |
|
| |
N
(azote) total |
0,87 |
|
5,21 |
|
| |
N
non protéïque |
0,14 |
|
0,89 |
|
| |
Proteïnes |
4,50 |
|
27,16 |
|
| |
Lipides |
1,90 |
|
11,30 |
|
| |
Glucides
solubles |
0,17 |
|
1,03 |
|
| |
fibres
alimentaires |
8,13 |
|
48,56 |
|
| |
|
|
|
|
|
| |
|
T. melanosporum Vitt. |
|
T. magnatum Pico |
 |
Sels
minéraux |
mg/100g
matière fraîche |
 |
mg/100g
matière sèche |
 |
mg/100g
matière fraîche |
 |
mg/100g
matière sèche |
| |
Na |
71,3 |
|
414,5 |
|
40,0 |
|
229,6 |
| |
K |
548,1 |
|
3186,6 |
|
188,0 |
|
1079,6 |
| |
Fe |
3,9 |
|
22,7 |
|
3,0 |
|
17,2 |
| |
Cu |
2,1 |
|
12,2 |
|
1,0 |
|
5,7 |
| |
Ca |
82,2 |
|
477,9 |
|
12,4 |
|
71,2 |
| |
Mg |
22,9 |
|
133,1 |
|
8,1 |
|
46,5 |
| |
Zn |
4,8 |
|
27,9 |
|
2,8 |
|
16,1 |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
10
principaux arômes de la truffe Tuber melanosporum
(d'après Talou). Informations relévées sur
« Truffes et trufficulture » De J.M. Olivier
; P. Sourzat ; J.C. Savignac. Editions Fanlac, 2002. Pas d'information
actuellement sur Tuber uncinatum et Tuber mesentericum...
| dimethylsulfure |
7,5% |
| acetaldéhyde |
4,5% |
| 2-méthylpropanal |
5% |
| 2-méthylbutanal |
4% |
| ethanol |
27% |
| 2-méthyl1propanol |
21% |
| 2-méthyl1butanal |
17% |
| acétone |
8% |
| 2-butanone |
2,5% |
| 1
propanol |
2% |
Nellie P. m'a écrit
:
The truffle is a completely
natural food ; healthy and slimming. It contains no fat and has
a high water content. It contains
essential minerals and trace elements. According to ` The
Little Book of Truffles´ by Françoise Debarry
& Sabine Bucquet-Grenet, it has long been used in traditional
medicine. Truffle water was prescribed as an anti-emetic
(anti-emétique = contre les vomissements).
Referring
to various tables, the composition of truffles is, on average,
as follows :
| Water |
75% |
| Proteins |
8% |
| Glucides |
7% |
| Cellulose |
6% |
|
Lipides |
0.6
% |
| *Ashes |
2% |
According to `Il Tartufo
e La Sua Coltivazione´ by Lorenzo Mannozzi Torini,
the Ashes contain :
Potassium Oxide
Phosphorus Pentoxide these two present 60%
Sodium Oxide
Calcium Oxide
Magnesium Oxide
Iron Oxide
Aluminium Oxide
Sulphur Oxide
Silicium Oxide
Chlorine
Sand
Carbon Dioxide
Carbon
Elsewhere I have read that
100g of White truffle - Tuber Magnatum Pico = Kcalories 31 -
Kjoule 158
100g of Black truffle - Tuber Melanosporum = Kcalories 48 - Kjoule
388
Last but not least, the truffle
has been well known for its aphrodisiac qualities, since Roman
times.
|

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Pouvez vous me dire si on peut
conserver les truffes dans l'alcool ? et lequel ? et
combien de temps ? Est-ce la meilleure façon de les
conserver? |
| |
Voilà ce que j'en
sais, en tout cas pour les truffes de Bourgogne ou les mésentériques :
- Elles se conservent
très bien dans l'alcool et c'est simple à préparer
: les nettoyer et les sécher avant de les plonger dans
l'alcool, c'est tout.
- Ce n'est peut-être
pas la meilleure façon de les conserver - à mon
avis - ceci est une affaire de goût.
Elles se conservent longtemps, mais au bout de quelques mois,
elles ont tendance à prendre un goût madérisé
(intense chez la mésentérique). Dans la durée,
c'est un bon moyen de conservation au même titre que la
stérilisation.
- La conservation dans
l'alcool limite l'utilisation des truffes aux terrines pour la
mésentérique et aux sauces pour l'uncinatum, mais
cela sent plus l'alcool que la truffe...
- Utilisez un alcool de
fruit assez neutre, on peut aussi les conserver dans un bocal
avec 2/3 d'armagnac et 1/3 de cognac. Il suffit de laisser la
truffe tremper dans le mélange d'alcool (et non pas la
noyer, car plus il y a d'alcool, plus les parfums sont dilués,
pas de danger pour la conservation, l'alcool est absorbé
par la truffe par capillarité). Le mélange s'utilise
dans les semaines qui suivent.
Conclusion, l'ensemble
donne des parfums nouveaux et, à vrai dire, intéressants
sur le plan culinaire. Sachez tout de même qu'il ne faut
pas rechercher trop les arômes subtils de la truffe dans
une macération à l'alcool. Cependant, utiliser
une bonne dose de truffes de Bourgogne qui ont séjourné
dans l'alcool, pour fabriquer des terrines a l'avantage de renforcer
les arômes de T. uncinatum qui, vous le savez, ne
supporte pas du tout la cuisson. Il n'y a pas de méthode
idéale de conservation des truffes. Une truffe à chaque saison...
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haut de page |
J'envisage la plantation de chênes
et de noisetiers. Je souhaite planter des plants de 3 ans mais
j'ai entendu dire que quelques racines sur ces plants ayant été
coupées, il était préférable de planter
des plants de 1 an, leur racines étant intactes entraînant
un développement plus rapide. |
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Selon Murielle Groux
: « Au début, j'avais de la peine à
mettre mes vieux plants à la poubelle alors j'ai fait
des contrôles de mycorhizes sur les plants de 3 ans. Ce
fut très mauvais. Aussi selon mon expérience si
l'arbre ne prend pas rapidement les mycorhizes, il ne les prendra
pas plus tard. L'optimum c'est 2 ans. »
Merci à Murielle,
pour son expérience.
Pour Gérard Chevalier
« Les racines des plants de 3 ans ne sont pas forcément
coupées. Et même si elles l'ont été,
je persiste à croire que planter du plant de trois ans
peut permettre de gagner 1 à 2 ans sur le temps avant
production ».
Merci à Gérard
Chevalier, pour la qualité de ses recherches et ses réponses.
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Comment stériliser
mes truffes ? |
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Je ne pratique pas la
stérilisation des truffes voilà ce que je peux
dire : si vous conservez les truffes pour vous pas de problème
vous trouvez sur le site officiel de la Fédération
Fançaise des Trufficulteurs http://www.fft-tuber.org.
« Les truffes
Tuber melanosporum et Tuber brumale sont généralement
conservées après avoir été stérilisées
3 heures à 100°C ou 2 H 30 mn à 108 ° C.
Lors de la 1ère stérilisation, la truffe perd 15
à 20 % de son poids sous forme de jus de truffe qui est
utilisé en cuisine dans les sauces. Les truffes peuvent
être congelée mais elles perdent à cette
occasion une partie de leur texture. »
Après récupération
du jus de truffe, chez les conserveurs, elles vont subir, je
crois, une deuxième stérilisation. C'est inutile
pour les conserves familiales. Il faut, évidemment, les
brosser soigneusement, contrôler leur maturité avant
de procéder à la stérilisation.
Voici une méthode
de conservation donnée par la marque le Parfait :
Les truffes, choisies
noires et bien fermes, sont lavées à l'eau froide
et brossées, puis essuyées et laissées à
sécher jusqu'au lendemain. On peut les préparer
selon deux procédés en utilisant des bocaux dont
la capacité ne dépasse pas le 1/2 litre.
1er Procédé :
Ranger les truffes dans des bocaux jusqu'au niveau, avec un peu
de sel, de poivre et 20 centilitres de vin blanc ou mieux de
Madère pour 500 g de truffes. Stériliser dans les
terrines "LE PARFAIT SUPER 500 g" pendant 2 heures
à l'autocuiseur. Pour les terrines "LE PARFAIT SUPER
350 g", stériliser pendant 1 heure et 45 mimutes
a l'autocuiseur.
2eme Procédé
: Ranger dans les bocaux jusqu'au niveau, les truffes salées
et poivrées quelques heures auparavant ; ajouter du saindoux.
Stériliser dans les terrines "LE PARFAIT SUPER 500
g" pendant 2 heures 30 minutes à l'autocuiseur.
Pour les terrines "LE
PARFAIT SUPER 350 g", stériliser pendant 2 heures
et 15 minutes à l'autocuiseur. Ceci permet de prélever
des truffes en plusieurs fois. Il suffit, après chaque
prélèvement, de couler un peu de saindoux fondu
à la surface de celles qui restent découvertes.
A vous de juger ! Je
pense qu'on peut remplacer avantageusement le saindoux avec de
la graisse d'oie ou de canard !
Je déconseille la stérilisation des truffes de
Bourgogne.
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Je me pose depuis quelques temps une question
tout à fait théorique et désintéressée :
Les mycorhizes de truffes peuvent elles passer d'un arbre à
un autre en conditions naturelles (sûrement oui pour la
perennité de l'espèce!) ? Si oui, comment?
(faut-il que les réseaux racinaires des arbres en question
se touchent ou bien y-a-t'il une voie de propagation spéciale) ?
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Vous parlez sûrement
d'une dissémination directement par les mycorhizes (sans
passer par l'ascospore) ? Nous connaissons un technicien truffe
qui affirme que c'est possible et même efficace comme procédé
de mycorhization. C'est une question qui englobe d'autres questions
sous-jacentes :
Quel est le pouvoir contaminant
d'une espèce de truffes dans le réseau racinaire
de l'arbre hôte lui-même, puis vers les arbres adjacents ?
Est-ce que la mycorhization
s'effectue pendant les stades juvéniles de l'arbre, c'est-à-dire
qu'un arbre porteur va contaminer un arbre de un an à
trois ans à proximité ? Est-ce que "la contamination"
peut aussi s'effectuer entre arbres adultes (ce qui suppose une
possibilité de re-mycorhization d'arbres non porteurs
de truffes...) ? Quel
est le mode de propagation ? Par contact ou à distance ?
Je ne sais pas !
J'ai posé votre
question à Gérard Chevalier voici sa réponse
: « Vous
me posez la question de savoir si "les mycorhizes de truffes
peuvent passer d'un arbre à un autre en conditions naturelles."
Oui. Lorsque les racines
de deux arbres sont proches ou en contact, le mycélium
de la truffe peut passer d'un système racinaire à
l'autre, et l'arbre récepteur peut ainsi être "contaminé"
et devenir mycorhizé. D'ailleurs, en serre, on peut inoculer
un jeune plant avec des fragments de racines mycorhizés
prélevés sur un autre plant. Pour qu'il y ait transmission d'un arbre
à un autre, de mycorhize à système racinaire
non mycorhizé, je pense qu'il faut que les systèmes
racinaires soient proches, le mycélium de la truffe ne
pouvant cheminer dans le sol loin de la racine; en effet, la
truffe ne fait pas de cordons mycéliens (comme les bolets,
par exemple) qui lui permettraient de prospecter le sol, parfois
sur plusieurs mètres. Des
fragments de systèmes racinaires mycorhizés, sectionnés
et transportés par les instruments de culture (griffes,
rotavators...) peuvent aussi contaminer des système racinaires
vierges (cas de T. brumale).
Question
complémentaire : Je souhaite planter de jeunes plants de
noisetiers truffiers à proximité d'ancien noisetiers,
je viens d'acquérir deux pieds qui ont deja 2 ans et les
ai mis en jauge, travaillant en laboratoire de microbiologie
j'aimerais essayer de cultiver ce "'champignon" particulier
in vitro pensez-vous que le produit obtenu puisse se propager
et "contaminer" d'autres noisetirers proches ?
Attention à cette
méthode, les noisetiers en place peuvent porter des mycorhizes
de toutes sortes de champignons concurrents de la truffes. Pour
ce qui est du développement in vitro je laisse
la parole à un chercheur (J.-C. Pargney) : « Pour
la mycorhization dans des conditions in vitro, nous avons
déjà fait cela avec Gérard Chevalier il
y a une quinzaine d'années. Des plants issus de ces essais
ont été plantés à Clermont-ferrand
et ont donné des truffes il y a 2 ans. Ce n'est pas une
technique intéressante car nous avions eu pas mal de perte
(donc rentabilité faible) notamment du fait des transplantations.
De plus en microscopie nous avions vu que le mycélium
des mycorhizes évoluait rapidement (mort précoce
des hyphes), ce qui n'est pas le but recherché dans la
mycorhization. »
|

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Trouve-t-on des
truffes en Angleterre et de quelles truffes s'agit-il ? |
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Quel est le secret de
la truffe Anglaise ? Connue, utilisée depuis l'époque
victorienne, j'ai peu d'information sur sa culture, sa récolte...
Une internaute anglaise m'a confié que Tuber aestivum
pousse naturellement dans sa propriété, mais elle
n'en trouve plus à partir de Juillet. Alors, T. aestivum
ou T. uncinatum, pour Gérard Chevalier il est probable
que T. uncinatum soit fréquent dans les régions
calcaires de Grande-Bretagne comme partout en Europe mais que
les chances de trouver T. melanosporum sont faibles. Pour
quelles raisons ? « Il y a des sols calcaires favorables
au Sud (le prolongement de ceux du Bassin parisien). Le facteur
négatif, c'est le climat. Le sud de la Grande-Bretagne
est plus au nord que les deux truffières françaises
naturelles à melano les plus nordiques (latitude de Commercy,
soit 48° de latitude nord; latitude du sud de l'Angleterre,
50 à 52°). Peut-être que le climat océanique
peut compenser l'effet sur le climat de la latitude supérieure. »
Il ajoute donc que ce n'est pas parce qu'on a jamais trouvé
T. Melanoporum, en Grande-Bretagne que cette truffe ne
peut pas se développer dans ce pays. Je ne sais pas s'il
existe des chiens truffiers là bas...
A consulter ce reportage
de la BBC :
http://news.bbc.co.uk/hi/english/uk/newsid_377000/377024.stm
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Canadian truffles |
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I have
been in contact with Two Canadian mycologists and have the following
info for you:There are hundreds of truffles (if you count "false"
truffles) in Canada. As far as culinary truffles are concerned
they are Tuber gibbosum and T. leucangium (Picoa)
carthusiana, both of which are native to western Canada. Neither
of these is cultivated. There are at least two farmers interested
in cultivating French truffles (Tuber melanosporum) in
Canada but the mycologists think that they should rather try
Tuber Uncinatum because of the climatic conditions. Inoculated
trees are not available in Canada but some are available in the
United States, however I am not sure which type of truffle the
trees are inoculated with. There does not seem to be any research
centre for this in Canada, as the one mycologist, who has just
completed his PhD, is working with a farmer who is interested
in trying to cultivate truffles, with imported seedlings, presumably
from America.
Réponse
de Sylvain L. Dubé 'TrufAxiom' : Nous produisons des arbustes
(noisetiers) mycorhizés à la truffe (T. melanosporum)
au Canada (Québec) et nous sommes en mesure de les exporter
n'importe où. À mon humble avis, nous sommes les
seuls à pouvoir offrir ces produits au Canada. Il demeure
difficile voire même impossible, d'importer des USA des
produits végétaux ayant été en contact
avec le sol et par crainte d'importer des maladies susceptibles
d'attaquer nos arbres canadiens.
We can
provide truffle inoculated hardy hazelnut seedlings in Canada.
Please check our site under « truffle inoculated trees
». Sylvain L. Dubé - TrufAxiom
Canada
Website
: www.plantaxiom.com
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What, in your opinion, is the
greatest problem in the truffle world ? Is it the lack of
trufficulteurs ? We all know the demand for truffles is greater
than the supply. |
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Pourquoi les
truffes sont-elles rares ?
Manque-t-il de trufficulteurs ? Le prix risque-t-il de baisser ?
C'est
un fait la demande reste supérieure à l'offre et
sûrement encore pour très longtemps. Pour répondre
à cette question, il faudrait s'adresser à la Fédération
Française des Trufficulteurs pour connaître le nombre
d'exploitations agricoles qui cultivent aussi la truffe, mais
ce que je peux dire, intuitivement, est que le manque de trufficulteur
est aussi une réalité : il est difficile pour un
jeune de s'engager dans l'incertitude et d'attendre 15 ans pour
obtenir une récolte. C'est pourquoi la trufficulture est
perçue essentiellement comme un revenu complémentaire
issu de la diversification pour une exploitation agricole ou
un peu de beurre dans les épinards pour un retraité
et l'objet d'une passion pour l'amateur éclairé
qui possède quelques terrains ou hérite de parcelles
calcaires. Donc , ce sont, en majorité, de petites surfaces
cultivées, je ne connais pas la moyenne nationale mais
on ne doit pas être loin des 1 ou 2 ha. (Si quiconque peut
donner quelques informations à ce sujet n'hésitez-pas).
Pourquoi n'a-t-on
pas plus de truffes sur les marchés ?
Pourquoi les prix ne baissent pas et sont même à
la hausse ?
- Une
des question est la gestion rationnelle des forêts avec
des alternances de déboisement - reboisement qui ne tiennent
jamais compte de la truffe locale, car il faut savoir qu'une
partie des truffes vendues est récoltée dans des
truffières sauvages. Les plants truffiers seraient très
couteux à implanter dans les forêts : le succès
n'est pas assuré (car ces plants pourraient être
contaminés par les mycorhiziens locaux) et deuxièmement,
à qui irait le bénéfice des récoltes
de ces truffes... Les truffières naturelles demandent
aussi un peu de soin, d'entretien pour éviter qu'elles
ne se "ferment". Enfin, dans le domaine privé,
les jeunes qui vont travailler à la ville ont-ils le temps
de reprendre la truffière du grand-père ?
- La question
du remembrement : je l'ai déjà évoquée.
Il s'accompagne de la suppression des petites parcelles qui contiennent
souvent des truffes sans que le propriétaire ne le sache.
J'ai plusieurs exemples, une année ont y trouve plein
de truffe, l'année suivante les engins mécaniques
ont tout retourné. Enfin, il y a une méconnaissance
de la truffe et de la trufficulture en général.
La truffe est devenue un met à succès à
partir des années 1970, les premières truffières
artificielles ont été installées à
la même époque. Les médias en parle toujours
comme un diamant noir... mais rares sont les reportages pédagogiques
sur la culture des truffes.
Une série
d'incertitudes
Il y
a en fait beaucoup d'incertitudes, encore aujourd'hui. La production
d'une truffière d'un hectare peut varier entre 0kg :-((
et 100kg :-)) voire plus. Lorsqu'une truffière donne des
résultats aussi explosifs :
Le propriétaire reste vague sur les
quantités récoltées...
Il garde ses petits secrets qui
ont fait son succès...
Difficile
donc de valider certaines démarches de terrains, sans
être dans le secret de trufficulteurs bons producteurs.
En matière
de transmission des connaissances nous sommes en plein obscurantisme,
là où règne l'empirisme, chacun a sa petite
façon de voir les choses. Sociologiquement, c'est l'individualisme
qui prime : c'est encore le "chacun pour soi... ",
le "Débrouille toi !" Pour un jeune, c'est
peu engageant de se lancer dans l'aventure s'il n'est pas trempé
dans le monde du réseau relationnel de la truffe. On est
obligé d'attendre des résultats officiels de l'INRA
et c'est long, très long.
Enfin
la truffe, ce n'est pas comme les fruits où tous les arbres
produisent dans le verger, dans un truffière on peut avoir
plus ou moins 1 arbre sur 10 qui est producteur... Les productions
annuelles sont très variables.
Un facteur,
plus un autre et encore un autre empêchent une production
optimale de la truffe. C'est pour toutes ces raisons que ce n'est
pas demain que les prix baisseront. Sauf miracle, l'arrivée
d'une sorte technologie nouvelle de truffe génétiquement
modifiée sur culture hydroponique tout droit sorti du
réseau neuronal d'un chercheur fêlé, par
exemple, c'estvraiment de la science-fiction.
Pour
conclure, sans la trufficulture, les truffes seraient hors de
prix et si rares que seulement quelques initiés et personnes
fortunées pourraient les déguster.
|

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Habitant le Loir
et Cher, j'ai trouvé une truffe blanche à l'intérieur.
Est-elle mûre ? Doit-on la consommer ou la remettre en
terre pour qu'elle continue à mûrir ? |
| |
Manifestement elle n'est
pas mûre et de toute façon presque sans parfum.
Normalement, la remettre en terre ne devrait pas la faire mûrir,
mais rien n'est moins sûr. Nous avons constaté une
prise de maturité lorsque nous conservons nos truffes
dans de bonnes conditions (sable, argile), mais ce n'étaient
pas des truffes blanches récoltées l'été.
Une fois déterrée mieux vaut la consommer crue
avec une salade ou pour décorer une assiette de crudités
par exemple - sans garantie de résultat gustatif - Vous
pouvez aussi la faire sécher à l'air libre pour
le splaisir de yeux et la montrer aux gens qui n'en ont jamais
vu ! Si vous tombez à nouveau sur une truffe à
fleur de terre hors saison, surtout ne la récoltez pas,
recouvrez la partie visible d'un peu de terre... et évitez
de marcher dessus ! Sans garantie là aussi, car de toute
manière, ce n'est pas vous qui la mangerez mais plutôt
une souris, un écureuil ou un sanglier qui passera par
là, permettant ainsi à la truffe de poursuivre
son cycle naturel...
Si quelqu'un a un avis sur le sujet, je serais heureux de le publier
ici.
|

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Le 15 de ce mois d'octobre, j'ai
trouvé une truffe sous mon noisetier de la grosseur d'un
plan de pomme de terre. Je pense qu'elle n'était pas mûre
.L'interieur est noir comme du caviar. Je laisse le terrain tranquille
pour y fouiller au mois de novembre avec delicatesse pour voir
si il n'y en aura pas d'autres. J'habite en seine maritime près
de rouen |
| |

D'après votre
description, si l'intérieur de la truffe est noir comme
du caviar : ce n'est pasTuber uncinatum.
T. melanosporum (la truffe noire) est noir à
l'intérieur avec des veines blanches très fines.
Si votre champignon n'est pas parfumé du tout (placez-le
une minute dans un pot hermétique pour vérifier)
ce n'est ni mélanosporum, ni uncinatum, ni aestivum.
C'est probablement un hymenogaster, un champignon hypogé
qui ressemble vaguement à la truffe qui n'a aucun parfum
et qui est sans intérêt gastronomique.
|

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J'ai trouvé des truffes
dans les friches de mon village, mes où malheureusement,des
gens y vont à la pioche donc massacre, il y a t-il quelque
chose pour pouvoir arrêter cela. Comme c'est parti, c'est
toutes les truffières naturelles qui vont disparaître. |
| |

Il y a un engoûment
pour la truffe difficile à réguler ! Nous rencontrons
de plus en plus de gens qui se plaignent des piocheurs, c'est
une plaie, ils ne sont pas nombreux, mais comme les sangliers
ils font des dégâts. Le seul moyen est d'inciter
les propriétaires à porter plainte quand ils constatent
des arbres racines à nues et d'écrire au préfet.
Bien souvent on pense : « Il n'y a plus de justice
cela ne sert à rien... », si on ne fait rien,
ils continueront en toute impunité. Il y a des avocats
efficaces dans le Périgord... Plus, nous serons à
nous plaindre plus nous aurons des chances que des mesures soient
mises en place contre ces gens qui ne sont gouvernés que
par l'appât du gain et ne respectent pas la truffe en ramassant
n'importe quoi dont les truffes blanches qui ne sont pas mûres,
donc impropres à la consommation. Elles ne pourront plus
mûrir. C'est l'objectif de mon site, mais malheureusement
ça ne change rien. Qui achète ces truffes ? Ce
sont eux qui sont aussi responsables, ils devraient vérifier
si les fournisseurs de truffes ont bien un chien capable de chercher
une truffe. Il suffit de la cacher quelque part pour voir si
le chien va la retrouver. Comme pour la viande, le restaurateur,
par exemple devrait pouvoir dire qui a fournit ses truffes et
si c'est bien quelqu'un qui possède un chien.
Vous avez raison de plus
en plus de truffière naturelles sont massacrées.
Ils ne réfléchissent pas et se fatiguent pour rien,
ils ne cherchent pas à progresser. Pour vérifier,
il y a une paire d'années, nous sommes passés après
eux sur une truffière privée avec un chien très
entraîné nous en avons trouvé plus d'un kilogramme
de bien mûres. En plus, ils vendent leurs truffes pour
rien ou presque, les clients sont contents mais eux sont lésés,
se font avoir, car en vendant ces truffes au marché noir,
ils ne peuvent pas les vendre à un prix officiel sur un
marché public.
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Les truffes du Maroc, ont-elles
leur place dans nos assiettes ? Peuvent-elles être
commercialisées en France sans problème ? |
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Je reçois tous les ans une vingtaine de mails comme le
vôtre. Je décide de mettre ma réponse dans
ma rubrique Question-réponses, car elle est claire et
pose bien le problème.
« Truffes
du Maroc » est une expression trop vague. Il faut
utiliser le nom exact des espèces dont il est question :
au Maroc, il y a beaucoup d'espèces. Le plus souvent les
courriers que je reçois portent sur les Terfeziae
dites truffes du désert. Il existe un marché en
France mais spécifique à la gastronomie juive et
arabe. Terfez n'a pas le droit à l'appellation "truffe"
sur nos marchés (voir les normes
de commercialisation en France). Le prix des Terfez est très
inférieur à celui de la truffe noire. Les terfez
sont relativement abondantes (on en trouve aussi en Hongrie)
et n'ont pas le parfum d'un T. melanosporum ou T. magnatum.
Elles sont utilisées comme un légume, presque au
même prix que de bons légumes chez nous. Il y a
sûrement une place pour un marché de cette truffe
hors des groupes qui l'incorpore traditionnellement dans leur
cuisine. Il faudrait sûrement utiliser toutes les ressources
du marketing agro-alimentaire, pour que ce champignon du désert
soit sur nos marchés. En résumé, il ne faut
pas que vous cherchiez à comparer les Terfez avec la truffe
noire du Périgord ou la truffe de Bourgogne, mais trouvez-lui
plutôt une place particulière sur le marché
français : il lui faudra un nom qui sonne bien qui rappelle
le désert, le tourisme, le voyage, l'orientalisme. L'idée
d'un champignon mystérieux qui pousse dans le désert
comme les truffes de nos forêts humides est à creuser.
Cependant, il faudra se passer de la dénomination "truffe",
"truffée" dans les plats. Elle est réservée
uniquement à T. melanoporum et T. brumale,
même la truffe de Bourgogne n'y a pas droit ! Avec de l'imagination,
des recettes originales et l'aide du marketing, vous trouverez
sûrement une clientèle pour les terfez.
Note de Murielle Groux.
: En Tunisie, Maroc, Agérie etc. on trouve les truffes
des sables, ce sont des Tirmania ou des Terfez. C'est comme pour
les truffes il y a environ une trentaine d'espèces. Les
Tirmania n'ont aucune valeur gastronomique. Les Terfez sont vendues
sur les marchés de ces pays et utilisées comme
des pommes de terre, elles sont riches en proteines. Il n'y a
pas de Terfez toxiques, la saison est principalement de mars
à avril.
« Dans la tradition
gastronomique de ses contrées d'origine, le terfez se
déguste comme un légume, au même titre que
les navets ou les carottes. La recette du Gharbaïa l'associe
par exemple aux dattes dans une sauce sucrée-salée
qui accompagne le couscous. Sa principale qualité gustative
? Le terfez n'a pas un goût très marqué mais
il est extrêmement riche en protéines. Par contre,
son odeur caractéristique est parfois qualifiée
de nauséabonde, à l'inverse des arômes si
subtils des truffes (Tuber) de nos régions...
Le terfez comprend une quarantaine
d'espèces de truffes claires. Moins goûteuse et
nettement moins chère que sa jumelle du Piémont
(aussi blanche et rare qu'elle est chère 2000 à
3000 euros le kilo en moyenne pour la truffe d'Italie Tuber
magnatum !). La truffe blanche des sables pousse sur tout
le pourtour méditerranéen. Elle y vit en symbiose
avec les cistes et les hélianthèmes, alimentant
leurs racines en minéraux tandis que les arbrisseaux lui
apportent des matières organiques.
Si la curieuse couleur de
cette truffe s'explique aisément par la pauvreté
des sols dans lesquels elle pousse, le terfez n'en demeure pas
moins mystérieux... Des tentatives aussi nombreuses que
vaines ont en effet été effectuées pour
le cultiver, mais celui-ci s'obstine à attendre la pluie,
préférant rester fidèle à son mythe
fondateur. Ce sont les cieux qui décident de l'apparition
de ce trésor naturel local, qui n'est peut-être
précieux que parce qu'il naît de la rare alchimie
du désert et de la pluie... » d'après
Sandra Czeher
>> Autres informations sur Terfez et Tirmania
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Quelle est la règlementation
pour utiliser Tuber uncinatum dans les terrines et en
charcuterie ? |
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Je ne suis pas juriste
mais je peux dire que les choses changent. Voici quelques pistes
: pour le foie gras voir le décret n°93-999 du 9 août
1993 et décret n° 2000-1245 du 21 décembre
2000 consultables sur Légifrance.
Pour l'instant, l'autorisation est donnée seulement
pour T. melanosporum et T. brumale (truffes
échinulées par opposition aux truffes non échinulées).
Article 9
La dénomination
de vente ne peut faire référence à la présence
de truffes que s'il s'agit de Tuber melanosporum et que
si le taux de truffes garanti est au minimum de 3 p. 100.
Pour les médaillons,
galantines, mousses et produits de charcuterie, le taux de truffes
garanti peut être compris entre 1 et 3 p. 100 ; dans ce
cas, la dénomination de vente est complétée
par la mention : "truffé à x p. 100".
Le pourcentage est calculé
par rapport à la masse de la préparation débarrassée
de la graisse, de la barde ou de la gelée de couverture.
L'utilisation des brisures
ou de pelures de truffes n'est pas autorisée.
Pour les autres préparations
(patés, terrines etc.) en ce qui concerne les autres truffes
elles sont autorisées, à condition de mentionner*
:
1. Le nom de la truffe
(nom vernaculaire).
2. Le nom de l'espèce en latin (ex. Tuber mesentericum).
3. Le pourcentage de truffe doit être égal ou supérieur
à un certain taux (? sûrement 3%)
4. La présence de truffe doit être également
mentionnée dans la liste des ingrédients
A mon avis, cette espère
de truffe doit être dans les normes de commercialisation.
(*) La réglementation
imposait auparavant d'écrire "Terrine aux Champignons
Tuber uncinatum" (à confirmer).
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Mieux vaut-il arroser avec l'eau de la ville
ou l'eau de source ? Je souhaite planter une parcelle que je
vais arroser uniquement avec de l'eau de ville pour voir.
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A votre avis d'où
sort l'eau de ville ou des villages ? ;-)
Est-on sûr et certains
que les études soient suffisamment complètes pour
avoir des points de comparaisons sérieux entre eaux de
source et eaux de ville ? La quantité de chlore est variable
d'une ville à l'autre. Une eau décantée
perd aussi son chlore. De plus chaque parcelle est différente
et au sein d'une même parcelle vous pouvez avoir des différences
notables en terme de micro-faune, bactéries, qualités
physico-chimique etc. "Eau de source" cela ne veut
rien dire, elle peut contenir des nitrates, des traces d'atrazine,
simazine, etc. des bactéries, des sels minéraux
et des quantités d'élements dont il est impossible
de tenir compte globalement. Pour la santé humaine, le
problème est encore plus crucial.
Quand bien même
vous plantiez des plants seulement arrosés à l'eau
de ville, que mesureriez-vous finalement ?
La production de truffes
? Elle dépend de tant de facteurs ! L'évolution
de la micro-faune ? C'est un travail tellement complexe et d'expert
je ne vois pas comment pourrait-on conclure à l'influence
du facteur eau dans ce dédale complexe ! Sans compter,
la difficulté de trouver des modèles qui tiennent
compte de la "sensibilité" des différentes
espèces. Le trufficulteur est parfois noyé dans
les conjectures de scientifiques parfois trop éloigné
du terrain à force d'isoler des facteurs observables.
Tout ceci n'est qu'un
avis personnel et qui , encore une fois, n'engage que moi ! Si
vous trouvez ces propos dépourvus de bien-fondé
n'hésitez pas à me le dire !
|

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Je souhaite dresser mon chien pour aller
aux truffes, puis-je aller dans tous les bois.
|
| |
*********De plus en plus
de personnes ont la vocation de rechercher les truffes « pour
le plaisir ». La truffe est un champignon hypogé
et je ne crois pas que l'on puisse 'fouiller' le sous-sol des
bois qui ne vous appartiennent pas... Les propriétaires
de truffières plantées et naturelles vont porter
plainte de plus en plus et les avocats du Périgord ont
une jurisprudence à leur disposition. Aussi, il faut faire
attention cela ne durera pas... Les préfectures sont averties.
S'il faut des cartes pour chasser, cela va devenir aussi obligatoire
pour les truffes dans certaines régions : l'idéal
est donc de planter sa propre truffière !
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Comment se nomment les truffes
corses de couleur jaune moucheté à l'intérieur
? |
| |
Ce que les Corses appellent
« truffes de Corse » et qu'ils mangent,
c'est en fait du pisolithe (Pisolithus
tinctorius),
basidiomycète ectomycorhizien se développant sur
sol sableux et acide, sous pins, cistes, eucalyptus, chênes
.. Le pisolithe ressemble à une vesse de loup . Il est
utilisé pour l'inoculation de plants forestiers pour les
pays chauds . J'en ai eu entre les mains en provenance de Corse
. Il n'est comestible qu'à l' état jeune . A l'état
adulte , il est plein de spores qui forme une poudre non comestible.
(D'après G. Chevalier)
|
| |

Gif
animé trouvé sur le site de La
Hulotte le
journal le plus lu dans les terriers.
Ecrire au rédacteur des articles
de ce site :
La rubrique « Nos réponses à vos questions »
n'engage que moi, mais rien n'empêche que vous vous y engagiez
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